Après avoir mis ses personnages en danger dans les oeuvres de 2008 à 2009 (crash aérien, chute, déséquilibre), Sylvester Engbrox invite cette fois le spectateur à prendre des risques en le suivant dans des situations troubles. Dans une société qui veut éradiquer le doute, l’incertitude peut paradoxalement rester le dernier espace de liberté. L’individu qui s’y trouve n’est certes plus maître de son destin, mais il échappe momentanément à une certitude qui peut s’avérer aliénante. Ce sont ces espaces-temps borderline que l’exposition FOLLOW ME montrera en une vingtaine de peintures, et l’on constatera l’ambivalence de l’injonction "Suivez-moi", séduisante ou dérangeante. |